LES ŒUVRES
DE JB

Des institutions phares
encore actives…

Le souvenir de ce prêtre populaire, exemplaire et audacieux ne s’est pas éteint et perdure avec ses oeuvres phares de Marseille qui continuent de faire le bien autour d’elles.

HOPITAL SAINT JOSEPH, AUJOURD’HUI PREMIER HOPITAL PRIVÉ NON LUCRATIF DE FRANCE

C’est en 1919, avant même l’existence d’un système de protection sociale, que l’abbé Jean-Baptiste Fouque a décidé de fonder un hôpital gratuit à Marseille. C’est ainsi qu’est né l’Hôpital Saint Joseph, installé dans un ancien couvent édifié en 1850. Un problème subsiste : le manque de ressources.

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Comment pouvait-il venir en aide aux malades ? L’Abbé eut la riche idée de récupérer le matériel médical laissé derrière eux par les soldats américains lorsqu’ils quittèrent la France après la première guerre mondiale. Et c’est grâce aux médecins bénévoles que l’hôpital a pu apporter aux nécessiteux les soins dont ils avaient besoin. Ce n’est qu’un peu plus tard, qu’il réussit à obtenir des commerçants et industriels de la Ville les financements permettant de pérenniser les actions de l’établissement avant d’en confier la direction aux soeurs Dominicaines de la Présentation de Tours jusqu’en 1981.

En 2003, l’Hôpital – jusqu’alors géré par la Fondation Hôpital Saint Joseph – devient l’Association Hôpital Saint Joseph de Marseille, aujourd’hui composée de deux institutions (l’hôpital et l’établissement Fernande Berger). De nos jours, l’établissement accueille près de 800 patients répartis dans 30 services. Des chiffres impressionnants qui en font aujourd’hui le premier hôpital privé à but non lucratif de France et le deuxième employeur privé de Marseille, responsable de près de 3000 emplois. Il abrite également la première maternité de France qui recense 4797 naissances en 2016.

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LES SAINT-ANGES

En venant en aide aux enfants délaissés, l’Abbé se heurte à de nouvelles difficultés : certains enfants souffrent d’handicaps physiques ou mentaux. Il fut évident qu’ils devaient être pris en charge de manière particulière et qu’ils nécessiteraient plus d’attention. L’abbé Fouque, déterminé à leur offrir l’aide dont ils ont besoin, rachète le Château Saint-Ange à Montfavet en 1921 et y accueille dès l’ouverture 80 enfants.

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C’est ainsi que fut créé l’Institut Saint-Ange (Montfavet) qui, aujourd’hui, propose un soutien éducatif avec l’apprentissage de l’autonomie et de la vie sociale, un soutien pédagogique notamment avec le soutien scolaire, la formation et les stages et enfin un accompagnement thérapeutique puisque le Centre assure un suivi médical aux jeunes pris en charge (kinésithérapeute, psychiatre etc.). Le but étant de leur assurer une qualité de vie qui soit la meilleure possible.

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LA MAISON DE RETRAITE LA SALETTE MONTVAL

La Maison de Retraite La Salette – Montval est aujourd’hui un établissement associatif, à but non lucratif, destiné à accueillir des personnes âgées, valides ou en perte d’autonomie.

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Créée en 1905 par l’abbé Fouque, dans l’ancien couvent des Sacramentines du Prado, La Salette était alors une maison de retraite destinée aux femmes âgées de conditions modestes. Confiée par la suite aux soeurs de la Charité, elles y hébergeront des hommes et des femmes à partir de 1933. Transférée sur le domaine de Montval (au Cabot) en 1945, son nom fait à la fois référence à Notre-Dame de La Salette et au nom du domaine sur lequel elle est située, au coeur d’un vaste parc boisé d’arbres centenaires dans le quartier de Sainte-Marguerite (9ème).

La Salette-Montval garde encore aujourd’hui pour priorités le confort matériel des résidents et une attention particulière apportée à leur soutien moral en cherchant à offrir une chaleur humaine de tout instant pour les plus isolés. C’est l’héritage spirituel de l’abbé Fouque, soigneusement entretenu et développé par les conseils d’administration successifs constitués de bénévoles mais aussi par l’ensemble des intervenants, salariés ou bénévoles.

L’établissement, progressivement rénové depuis 2005, peut accueillir jusqu’à 175 résidents (contre 62 à l’origine), ce qui en fait l’un des établissements de ce type le plus important à Marseille. 30 places sont destinées aux personnes âgées grandement dépendantes, 23 autres sont dédiées aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer (au sein du Pavillon abbé Fouque).

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LA PROTECTION DE L’ENFANCE ET DES JEUNES MAJEURS : UN COMBAT TOUJOURS D’ACTUALITÉ POUR L’ASSOCIATION FOUQUE POUR L’ENFANCE

Orphelins, condamnés par la justice, enfants handicapés…, l’abbé Fouque a très vite fait de, ce qui
était à l’époque « L’Enfance délaissée », l’un de ses chevaux de bataille.

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Dès 1892, il en crée le premier berceau, qui vise à recueillir les enfants délaissés de Marseille auxquels il souhaite apporter aussi bien un soutien autant moral que matériel. Puis développe les fondations en ce sens, convaincu que c’est par le biais de la vie en collectivité que les jeunes recueillis apprendront à devenir autonomes et à s’intégrer dans la société.

Ce leitmotiv reste inchangé aujourd’hui à travers « l’Association Fouque pour l’enfance » qui accueille plusieurs centaines d’enfants, adolescents et jeunes adultes de 18 mois à 21 ans à travers divers structures réparties entre Marseille et Montfavet :

Sept établissements en faveur de l’enfance et de l’adolescence en difficulté sociale ou familiale sont en mesure de recevoir des enfants dont les parents sont incarcérés ou hospitalisés, victimes de violence, présentant des troubles du comportement ou ayant des conduites à risque mais également des mineurs non accompagnés (isolés étrangers notamment).

Quatre établissements et services en faveur des enfants, adolescents et adultes handicapés.

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LE CERCLE SAINT-PIERRE

L’abbé Fouque a laissé une empreinte indélébile à Auriol. Vicaire dans cette petite commune de 2000 habitants de 1877 à 1885, il y travaille sans répit et achète une maison qu’il transforme en salle de spectacle (avec une scène qui existe toujours actuellement) et y loge sans plus attendre cercle, musique et théâtre.

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C’est ainsi que naissent La Musique des Amis Réunis (1880) et Le Cercle Saint-Pierre d’Auriol (1881)… pour que les Auriolais aient des occupations culturelles.

Depuis plus de 115 ans, et aujourd’hui plus que jamais, les locaux du Cercle s’animent chaque semaine pour les répétitions de La Musique des Amis Réunis et pour mettre au point, à la période de Noël, la présentation – renouvelée depuis l’origine – de la célèbre Pastorale d’Auriol jouée en langue provençale tous les deux ans.

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L’ÉCOLE PERRIN SAINTE TRINITÉ

230 élèves sont aujourd’hui scolarisés à l’École Perrin Sainte Trinité, établissement d’enseignement catholique, situé en zone d’éducation prioritaire dans le 1er arrondissement de Marseille. Ouverte à tout enfant sans discrimination, cette école met en pratique les valeurs humaines et chrétiennes issues de l’Évangile : solidarité, sens du partage, place de chacun, l’écoute, le pardon, l’encouragement.

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En 1911, l’Abbé Fouque et le Chanoine Chazal, alors respectivement vicaire et prêtre de la paroisse des locaux actuels, créent une école maternelle, tenue par Mademoiselle Perrin (située au 30, rue Estelle) réservée aux filles et l’Institution Sainte Trinité (en face, au n°19) pour les garçons. Ils y accueillent de tous petits enfants auxquels on donne le petit-déjeuner, afin que leurs mères puissent aller travailler tranquilles !  Les deux fondations fusionnent en 1993, l’établissement est renommé Perrin Sainte Trinité et s’agrandit au fil des années. Il compte au total 10 classes : 4 classes de maternelle (Toute petite, Petite, Moyenne et Grande sections), 5 classes d’élémentaire (CP, CE1, CE2, CM1, CM2) et un regroupement d’adaptation.

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… ET EFFICACES

SA BONNE ÉTOILE, CE FUT JB !

Inès Hsyaoui a 17 ans quand elle est placée au Centre Rochefonds. Elle est ensuite prise en charge par les Saints-Anges. « J’y suis restée jusqu’à mes 21 ans mais ils ne m’ont jamais lâchée depuis et sont toujours là quand j’ai besoin ! » Un soutien moral et financier qui ont permis à cette jeune aixoise de gagner en autonomie et de poursuivre son projet professionnel. « J’avais fait un bac dans le domaine des métiers de la mode mais j’ai préféré changer de voie. J’ai alors fait une formation d’auxiliaire de vie sociale ». Mieux que cela, Inès termine le concours dans les premiers. Les œuvres de l’abbé Fouque lui tendent encore la main avec un stage à La Salette Montval puis un premier emploi, avec des remplacements saisonniers. « J’ai ensuite eu la chance de devenir agent d’accueil au sein de l’Hôpital Saint-Joseph, autre œuvre de l’abbé Fouque ».

De l’ambition, Inès n’en manque pas. Elle entame alors une formation d’aide-soignante, dont elle vient d’être diplômée en décembre dernier. Depuis, elle exerce cette profession à la Clinique marseillaise Saint-Martin. « J’ai eu le privilège d’être accompagnée tout au long de ce parcours par un tuteur sur lequel je peux compter ».

La dernière aide en date ? Les Saints-Anges lui ont accordé une aide financière pour son permis de conduire, une récompense pour l’obtention de son diplôme d’aide-soignante ! Quant à sa vision de l’abbé Fouque, Inès en convient, « il est présent dans toutes les œuvres mais on ne sait pas bien qui est cet homme, où il a commencé. C’est une très bonne idée de rajeunir son image, de mieux le faire connaître et d’inciter les gens à aider leur prochain. Car un peu trop de monde a tendance à l’oublier ! ».

À noter également qu’Inès a été Lauréate 2015 du Prix du Mérite Jean-Baptiste Fouque.