MAIS QUI 
EST J-B ?

Avant tout, c’est un citoyen marseillais.

Il est né le 12 septembre 1851 à Marseille. Il est baptisé le 21 septembre 1851. Il décède le 5 décembre 1926 à l’âge de 75 ans à l’Hôpital Saint Joseph qu’il a créé et où son corps repose encore.

Un caractère qui décoiffe !

Très présent dans la mémoire de certains, parfait inconnu pour d’autres, Jean-Baptiste Fouque (1851-1926) est pourtant un homme hors du commun. Tout à la fois imaginatif, entreprenant, humaniste, sensible à toutes les détresses, il a soulevé des montagnes pour faire le bien autour de lui. Jeunes filles venues à Marseille pour trouver du travail, orphelins, enfants handicapés, adolescents repris de justice, personnes âgées ou encore malades, « ce téméraire de la charité » – comme l’a surnommé le Père Ardura, postulateur pour le procès en béatification – n’a cessé de se préoccuper du sort des défavorisés. A une époque où, faut-il le rappeler, les précarité étaient nombreuses et l’action sociale laissée à l’initiative privée.

Pour Jb « impossible is nothing »

Jean-Baptiste Fouque a su, dans ses démarches, allier une confiance indéfectible en Dieu et une charité active, voire hyperactive ! Il ne recula devant rien, ni les difficultés financières – pourtant quotidiennes – ni les réticences de l’entourage clérical. C’est ainsi qu’il créa, tout au long de sa vie, un grand nombre de fondations… Et mieux encore, qu’il réussit à les pérenniser, sans jamais déroger à sa devise :

« les difficultés sont faites pour être abattues et non pour abattre ».

Il incarne à la suite de son maître spirituel, Joseph-Marie Timon-David, le grand mouvement du catholicisme social.

« LA MISÈRE CELLE LA J’EN FAIS MON AFFAIRE »

UNE VIE INTENSE

1851

Jean-Baptiste Fouque naît à Marseille, le 12 septembre. Formé à l’École du Serviteur de Dieu Joseph-Marie Timon-David, il incarne, à la suite de son maître spirituel et de M. Jean-Joseph Allemand, le grand mouvement du catholicisme social.

1876

Ordonné prêtre le 10 juin,  il demeure vicaire paroissial durant toute sa vie. Vicaire à Sainte-Marguerite en 1876-1877, à Auriol, de décembre 1877 à juillet 1885, à La Major entre 1885 et 1888, il arrive à la paroisse de la Sainte Trinité, le 15 avril 1888, et y demeure 38 ans, jusqu’à sa mort survenue le 5 décembre 1926.

1888

Il inaugure le 6 avril une Maison d’accueil, La Sainte Famille, pour les jeunes filles, confiée plus tard aux religieuses de la Présentation de Tours.

1892

Le 3 octobre, après une messe à N.-D. de la Garde, il crée, rue Villa Paradis, le premier berceau de L’Enfance délaissée, transférée en 1894 au quartier Sainte Anne, sous le nom de Maison des Saints Anges Gardiens, confiée aux Filles de la Charité.

1901

Le Serviteur de Dieu rattache l’Oeuvre de la Sainte Famille à l’Oeuvre de Protection de la Jeune Fille et constitue le Comité des Dames Patronnesses de la Maison d’accueil, Les Amies du Foyer.

1905

Dans l’ancien couvent des Sacramentines du Prado, il crée L’Oeuvre de la Salette pour les personnes âgées, transférée à la Maison de Montval au Cabot.

1913

Le 27 novembre, il établit l’Oeuvre de l’Enfance Coupable à Saint-Tronc, et la confie aux Prêtres de Saint Pierre-ès-Liens de l’abbé Fissiaux. Il a coutume de dire : « Pour entrer chez nous, il faut avoir un certificat de mauvaise conduite ! ».

1917

Les troupes américaines installent un hôpital au Prado, où l’abbé Fouque accueille des enfants provenant des régions dévastées par la guerre.

1921

Le 20 mars, dans ces mêmes locaux, il inaugure l’Hôpital Saint Joseph, pris en charge par les Soeurs de la Présentation de Tours, puis par la Fondation Hôpital Saint Joseph.

1926

Il célèbre sa dernière messe le 1er décembre et, épuisé par une vie toute entière donnée à Dieu et aux plus pauvres, il meurt le 5 décembre, salué par le peuple comme le « Saint-Vincent de Paul marseillais ».

2002

Le 7 décembre, Monseigneur Bernard Panafieu, Archevêque de Marseille, achève le procès diocésain en vue de la canonisation du Serviteur de Dieu.

UN GRAND CŒUR
ET DE BELLES VALEURS

Il est avant-gardiste

On dit qu’il est créateur de solutions devant les grandes difficultés de son temps. Entrepreneur avant l’heure, JB n’a pas froid aux yeux, la permanence de ses œuvres témoigne clairement de l’actualité de ses institutions. Aujourd’hui, JB serait clairement une personnalité inspirante.

Il est solidaire

Attentif à toutes les détresses des enfants, des hommes et des femmes, il passe sa vie à se soucier des autres et de leurs besoins avant les siens.

II est enthousiaste

« Ce téméraire de la charité » se lance dans des entreprises sans avoir toutes les garanties humainement souhaitables. Tenace, il pense que « les difficultés sont faites pour être abattues et non pas pour abattre ».

Il est tchatcheur

«  Ce prêtre est un volcan » . JB n’avait pas sa langue dans sa poche. Il défendait ses idées, ses projets et savait faire preuve d’une grande force de persuasion. Bref, c’est un « emmerdeur » au grand coeur.

« DES PRÊTRES COMME CELUI-LÀ, IL EN FAUDRAIT TOUT LES 10 MÈTRES »

AU FAIT, C’EST QUOI
UNE BEATIFICATION ?

Une béatification est un événement exceptionnel annoncé par décret pontifical. Il déclare qu’une personne de foi chrétienne a pratiqué les vertus naturelles et chrétiennes de façon exemplaire ou même héroïque. Elle est suivie d’une célébration solennelle. C’est l’étape avant la canonisation (le fait de devenir saint).

En 2002, Mgr Bernard Ardura, Président du Comité Pontifical des Sciences Historique, et postulateur pour la cause en canonisation (cause des saints) écrit le volume de la Positio, le dossier tendant à prouver la sainteté du serviteur de Dieu.

Décembre 2016, le Pape François reconnait l’héroïcité des vertus de l’abbé Fouque et le proclame « Vénérable ».

Décembre 2017, le Pape autorise la publication du décret sur le miracle attribué à l’intercession du Vénérable abbé J-B Fouque – guérison de Madame Grassi – et décrète la béatification de ce dernier.

Elle aura lieux le dimanche 30 septembre 2018 en la Cathédrale de La Major.

30
SEPTEMBRE
À LA MAJOR

LE PROGRAMME